Bilan annuel 2.0

Je me suis réveillée ce matin avec une chanson de la comédie musicale Moïse coincée dans la tête, pas vraiment le style de réveil dont on a besoin pour entamer une journée de cours, mais qui pourtant, te ramène des années en arrière pour te poker dans la face : « Hey, il se passe quoi depuis le temps ? Ton phrasé est-il toujours aussi redoutable ? Tes amis toujours aussi inébranlablement présent ? Et toi toujours la même ? »

Putain de bordel de merde.

C’est le moment venu dans l’année où je fais le bilan de ma vie, petit exercice autant difficile que déstabilisant à bien des égards, et cette chanson qui me hante depuis ce matin ne m’aide en rien, j’ai fouillé mes souvenirs de mes vies passées tout au long de la journée.

À 10h je regardais les billets de train : Bruges en amoureux ? Bruxelles en pause break ? Après Amsterdam cet été, difficile de faire plus romantique … C’est là qu’il est réapparu, ce coup au cœur au marteau-piqueur que je n’avais pas ressenti depuis un an voire deux, son petit sourire en coin, son odeur lointaine et ses cheveux bouclés sont passés devant mes yeux pour me dire que les promesses peuvent être brisées aussi facilement qu’un œil de verre. Je ferme la fenêtre internet et me remets au présent.

En plein cours de sémiologie, autant passionnant que complexe une odeur de fraise me titille mes narines, la faute au chewing-gum post-café, mes yeux me piquent après le visionnage de la dernière vidéo de John Lewis pour Noël 2014 et je sens ma verve aussi raplapla que mes fesses. Je m’en souviens, en 2007 et les années qui suivirent j’avais ce goût des mots, j’avais cette passion du verbe et de l’affect sur les gens (et sur moi), ce sentiment de changer le monde avec la pertinence d’une phrase effrontée et d’être douée pour quelque chose. L’ère du digital n’a pas eu que des bons côtés, une pensée qui rétrécie en 140 caractères n’est plus aussi belle que le mécanisme d’enchainement des mots, de la plume que j’avais autrefois. L’instantanéité n’a pas forcément du bon, modèle de réduction forcée de la parole auquel j’ai participé sans regarder en arrière, je n’ai jamais su sur le moment ce que je perdais.

Et j’en ai perdu des chose à mesure que les réseaux sociaux apparaissaient. Tu es aussi jolie qu’avant lorsqu’on mangeait des fraises le dimanche matin et surement encore plus intelligente, tu me fais penser à un rêve, ton rire, tes yeux, ta répartie mordante et ton grain de folie, sont désormais, hors de ma portée. Qu’est ce qu’il s’est passé entre nous ? Question aussi idiote que la réponse que j’ai en tête. Il est toujours difficile de revenir sur les erreurs du passée surtout lorsqu’on a vécu de si doux moments.

Grand Corps Malade dans les oreilles avec Les voyages en train, je me plonge dans la tourmente du passé qui ne peut de tout façon, se réécrire. Pourtant ça va bien là, non ? Un job, des études.. bon OKAY il y a quelques foirades, mais hey les trains démarrent souvent au moment où on s’y attend le moins. Certes il y a des jours où mon histoire bat de l’aille, surtout niveau Job c’est pas le grand fun en ce moment, mais je pense qu’il ne tient qu’a moi de reprendre ma plume et de m’atteler à donner le meilleur de moi pour prendre le bon train. En parlant de train, internet est une pute, impossible d’effacer mon ancien compte Flickr, aucune idée de mon login et mdp, connecté via une vieille adresse mail, qui n’aide en rien pour récup’ les données nécessaire parce que je n’ai plus mon ancien numéro de téléphone … J’y arriverai un jour (grosse pute).
Derniers kilomètres de ce bilan personnel, je suis dans un virage depuis 27 ans, j’espère arriver en gare bientôt parce que ça tangue depuis le temps, j’arrive en retard sur le quai de la vie.(VASY tu peux pas test d’écrire avec grand corps malade, en revanche on sera bien d’accord que ma verve n’a pas le moral, espérons qu’elle ne soit pas descendue en cours de voyage)(j’arrête là, l’ère de la postTV d’après Missika, m’écœure un peu, je préfère me dégourdir le cœur dans le labyrinthe de la vie réelle (la pauvre meuf qui écrit quand même un vendredi soir, seule chez elle, avec de la musique de 2006))


Fais tourner les frites

Voilà, deux après le commencement de mon BTS Communication, je me retrouve au point de départ : Cherche d’alternance, pas pour refaire un BTS t’es fou toi ou quoi. Non pour une Licence Pro en activité et technique de communication Tchi tchaaa.

Le truc super cool serait une alternance en agence de com’, sous tutorat pour le poste d’assistante en communication ou assistante chef de projet.

Après promis je vous laisse tranquille, j’ouvre tranquillos mon ptit BlogNomNom spécialisé dans le marketing alimentaire et tests en tout genre, je retourne au cinéma, je retrouve figure humaine et je renoue socialement avec des gens. Mais en attendant, il me faut cette alternance, alors je teste dans le coin, je sais que certains de mes chatons m’ont en flux RSS (JE SAIS TOUT, T.O.U.T. JE T’OBSERVE AUSSI) Alors plouf plouf coucou les gars, tranquille, pépère, bientôt marié ?

 

Voilà c’est tout pour le moment, je vous aime toujours, et j’ai pas changé de mail ni de numéro de téléphone >:3

 


Bip Bop Bidoubidou Bop Hmm Bop

J’ai commencé la journée avec une sonde dans la chatte. Je pense qu’on peut pas faire pire.

(Quoi que, enfin si)

Tout ça pour dire qu’on ne sait pas de quoi sera fait demain, un soir à frémir de suspense en regardant Orphan Black, l’autre à faire du sport (louliloul), et le troisième à baver dans son lit toutes les maladresses de sa vie (sentimentale). Je sais que je suis indécise, et un peu trouillarde, mais dans un élan de lucidité propre à une alcoolémie s’accoquinant avec la parole divine, c’est décidé, je cherche une troisième année d’études ailleurs. Mon premier vœu était Toulouse, bien sur il ne font pas la Licence Pro que je souhaite (hey Admin de Toulouse si à la rentrée 2014 tu prépares un LP Activités et techniques de Communication, fais moi un clin d’oeil), mais entre temps tout change, le chamboulement n’est pas que biologique, alors je râle, mais je ne fais pas ça pour toi, mais pour moi, parce que je suffoque terriblement à chaque tracé ambigu. Bref, les voyages également, je ne travaille que par passion de mon futur job et par envie de parcourir le monde. Alors prochaine destination : Séville, Lisbonne, Amsterdam, Séoul, L.A, Tokyo, Montréal, et j’en passe.

Si tu es majeur, mignon, grand et que tu ressembles à Adam Brody, fais moi également signe, on peut parcourir le monde à deux.

Voilà, voilà.

Je ne m’épanche plus sur mes déboires, ma soif de vengeance, ma tristesse anémique, ou encore ma rage vindicative contre le monde entier de ma sphère parisienne. Non ça, ça sera pour plus tard dans le creux de ton cou, lorsque tout frémissant de l’ardeur d’un soir d’été, tu sera encore sous l’emprise du GHB…

 


On fait le Bilan calmement, en s’remémorant chaque instant …

J’ai toujours un mal fou à faire des bilans. Soit je m’emporte dans des aventures rocambolesques, soit je n’ai rien à dire.

Petit exercice annuel, je reprends la plume et me lance dans la rétrospection  des mois passés.

En Janvier 2012 j’étais où  déjà ?

J’étais Assistante-Responsable chez Picard Surgelés, 25h pour une misère et des soucis qui débordaient du congélateur. Entre panne de chambre froide, collègues impossibles et clients franchement impolis, je me morfondais encore sur ma vie, remuant mes sentiments comme ma tasse de thé, lisais des milliers de millions de mots pour m’octroyer une vie pleine de rebondissements par procuration, en attendant quelque chose d’abstrait. Mais les projets aidant, j’avais toujours le sourire aux lèvres, et ma liberté à porté de main, sans pour autant savoir qu’en faire.

Février, mon souvenir le plus doux, c’est ces quatre jours à Barcelone avec mes amies. J’espère m’en souvenir toute ma vie, car c’était mon moment de plénitude à moi, loin de la vie Parisienne et de toutes ses contrariétés. Liberté, Soleil, Culture et Soirée le tout dans les bras les plus accueillants du monde. C’était un petit coup de pied au nez, par rapport à 2011 qui m’avait promis monts et merveilles pour m’emmener plutôt dans le caniveau, moins d’un an après, je rectifie ses fausses promesses. Bref, depuis j’ai cette voix qui chante en espagnol et qui susurre que cette ville est la mienne.

Après pas de folies majeures. En on vient à …

Juin, un quart de siècle d’existence, toute ma généalogie me regarde de haut, guettant ce que l’évolution a bien voulu faire de moi, tout le poids de plus de trois milles ans de descendance pour en arriver jusqu’à moi, par terrible les gars. Mois des déceptions amicales, mais la vie est un RER tu en rates un, tu en as un autre cinq minutes plus tard (peut-être même un peu plus plein). On ne pleure pas, on lève la tête et on sourit aux doux souvenirs qui te comblent de bonheur passé. C’est aussi le mois où, j’ai décidé de tout changer, de mon job, à mes lunettes et à mon style de vie. Fini les poissions panés, les lentilles de contacts et ses jambes mollassonnes (moins d’alcool, plus de sports).. Mon dossier pour une reprise d’étude est accepté ! Je frétille et mordille ma vie en même temps, le tout en sueur.

En vrai j’ai tellement peur que je croise les jambes pour ne pas me faire pipi dessus.

Cette envie de partir loin est toujours tenace, qu’a cela ne tienne…

Août me procure mon lot de rires, de découvertes et de moues, avec Berlin et ses drôles de damoiselles. Bon c’est moche et on a sûrement raté son cœur palpitant, mais néanmoins c’était franchement bien, du vent dans nos cheveux et du soleil dans nos cœurs. Je pourrai dire au moins que j’ai prit un ascenseur-aquarium ! (Et été ivre en vélo, en chantant à tue-tête dans les rues nocturnes de Berlin).

C’est aussi le mois de l’allégresse, ne venez pas me dire que ça ne fait pas de bien de temps en temps, vous le savez tout autant que moi, les trois premiers mois, c’est que du bonheur.

Puis la rentrée de Septembre, la peur au ventre, les crayons dans les cheveux et les regards jugeurs de la cour de récré. L’éducation française n’a jamais été bonne avec ses élèves, me voilà à 25 ans avec toujours cette angoisse d’être jugée et de ne pas être à la hauteur. On serre les fesses, remonte la tête, et les derniers moments de liberté on les passe dans des bras doux (enfin presque) où encore dans les allées intemporelles des musées de Paris.

Le temps passe aussi vite qu’un jour sans pluie, on ri, on pleure, on danse, et on oubli..

Quelles étaient mes résolutions pour 2012 ?

Il me semble n’en n’avoir fait aucune, je me suis laissé guidé par le tumulte agité de la vie, je n’ai été ni heureuse, ni malheureuse, je sais que j’ai été vraie, pleine de bêtises, et que je n’avais pas envie. J’avais dit que la vie vous donnera ce qu’elle veut bien vous donner. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais j’ai du foirer quelque part.

2013, ne semble pas mieux partie que 2012, je suis coincée jusqu’à Août 2014 dans ma formation. Et jusqu’à la fin de ma vie dans mon corps. Alors je fais quoi ? J’étudie, je noie mon regard dans des centaines d’expositions et mon esprit dans des soirées voluptueuses avec mes amis, je prépare ma valise pour continuer à découvrir le monde, mon monde, et je continue à me tortiller pour rentrer dans mon jeans.

Je veux rien d’autre.

Juste un peu plus de souvenirs à accrocher à mon cœur…

C’était quoi déjà, ce mot que je te murmurais tout bas ?


Itsi bisty teeny weeny toute petite petite vie

Il y a des matins comme ça, où tu sais que tu as perdu toute dignité la nuit précédente, sans trop savoir comment ni pourquoi. Mais heureusement pour toi, ton trou noir galaxiquement alcoolique te permet de surmonter les épreuves du face-à-face, et des explications. Voire même de rayer définitivement les moments peu glorieux de ta soirée pour passer à la suivante la tête aussi haute que tes talons. On ne peut pas dire que ça m’arrive fréquemment, je bois modérément, avec bonne compagnie et je suis Parisienne. Ne voyez pas là un sens aigu de la supériorité de la Parisienne, non aucun rapport mec.  C’est parce que je suis Parisienne que je flippe de rentrer chez moi toute seule la nuit à moitié ivre, c’est aussi con que ça, et puis voilà.

Pour en revenir à ma petite, toute petite personne les bras levés, je ne rentre que peu de fois titubant sur mes copines, hurlant a tue-tête en traversant la rue (même au vert), gloussant des bons moments absurdes que me procurent ma vie. Dans ces rares cas, ma maison est à deux pas réels de ma localisation, ouf sauvée, je ne réveillerai pas les yeux bouffis, la lèvre sanglante et mon estime laissée sur un coin de trottoir sale de la capitale.

Généralement c’est après que je morfle, quand je suis bien au chaud dans le creux de mon matelas ou dans le creux d’un cou mal rasé.

J’ai une légère tendance à me laisser aller, je gémis de cet immense burger trop gros pour mon petit corps, je chouine de cette bouteille de vin blanc qui me tape sur la tête et qui m’engourdi l’esprit et le corps, je peste contre cette terre qui tourne trop vite et ces murs bâtit pas vraiment droit.  Et je m’apaise de temps en temps, lorsque mon oreiller m’épouse en douceur ou que l’on me serre fort, fort, fort contre une poitrine virile. Et je respire le parfum de Morphée jusqu’à l’inconscience. Parfois, je me mets à parler, vite, en chuchotant, mes mots tanguent autant que mon esprit, je virevolte entre deux temps, et je me perds dans trop de vocabulaire qui s’échappe de ma bouche avant que je n’ai pu l’assimiler.

Mais je vais bien, je suis dans ma bulle d’apaisement, je respire la sérénité et plus rien ne me fait peur. Alors oui, les mots cruels s’égarent dans ta bouche, tu prends avantage de mon moment d’égarement, et en profite toujours pour les petites remarques mesquines, tes regards jugeurs, et tes mains verbalement agressive qui comme tu le vois ne font que caresser mon corps pour s’engouffrer dans les rainures de ton parquet, tu agis avec fourberie, parce que tu sais très bien que le lendemain matin, je serai à genoux, rampant derrière ma dignité perdue, la bouche crispée de douleur mentale et les ongles déchirant ton parquet. À la recherche de ces quelques moments d’oubli, oublié derrière mes yeux endormis et ma joie euphorique, à la recherche d’un anti-gueule de bois efficace. Au final, certains de tes mots abattront mon armure scintillante de joie et iront piétiner certains sentiments trop longtemps oubliés et égarés.

Il n’est probablement temps de changer de vie, ma technique de soustraction des sentiments humain ne semble pas fonctionner, sourire pendant qu’il te matraque de mots aussi gros que des bazookas, tout en haussant les épaules, ne porte certainement pas ses fruits. Les sentiments me rattrapent et m’enchaînent en me posant un poids sur la poitrine, qui ne fait que grossir à chaque quart d’heure. Cette technique avait fait ses preuves depuis 1 an et 5 mois, je me baladais avec légèreté dans mon environnement social sans trop rien éprouver. Je sais bien que ça m’a laissé un peu plus vide chaque jour, que mon imagination en a prit un coup et que j’ai perdu bien des amis (Hey coucou vous, j’espère que vous allez bien, même si je ne veux plus vraiment vous revoir), mais c’était la solution la plus préférable à l’époque, surtout qu’elle a été immensément rentable.

Depuis j’ai évolué, en ajoutant un maternalisme mal placé (Je sais désormais pourquoi je ne voudrai jamais d’enfant, s’occuper des autres est bien trop frustrant, épuisant et démoralisant) et des idéaux bourgeois (bon là mec, faudra t’expliquer, j’ai toujours pas compris (ou ai-je encore oublié ?)), tout en étant encore et toujours beaucoup trop gentille, être la joie de vivre incarnée n’est plus de cette époque. Pour savoir, combien d’entre vous m’ont déjà vu en colère ? Maudissant avec une hargne inégalé la vie et ses déboires, ces hommes et leurs moments déplacés, ou encore cette fille et ses manières grotesques…

Se renouveler quotidiennement devient un jeu ou je ne suis plus maître de mon destin, je perds les dés et la plupart de mes châteaux de cartes s’écroulent avant même la case départ. On fait quoi dans ces cas là ? On se terre dans sa vie, en s’enfuit dans son écharpe, dans son corps, ne devenant qu’une enveloppe de nous-même, on se repli un peu comme un apéricube, avec une tonne de questionnements à son encontre.

Je ne suis pas en colère, je suis juste un peu triste avec toute la compréhension du monde. C’est humain. Je tourne la page et vais en p.142 défier le dragon pour sauver les peuples opprimés du sorcier fou.

Bon, rendez-vous dans le livre dont vous êtes le héros pour une fois.


Envolée criptique

J’avais un peu oublié ce blog, un peu comme j’avais enterré mes sentiments tout au loin dans un terrier de lapin claustrophobie.

2011, n’a pas de substance, je ne saurai dire si cette année là a été positive ou négative, j’ai passé de bon moments, aimé, détesté, pleuré, souri, ri, dansé, chanté, été blessée, chagrinée, trahie, chamboulée, perdue, investie, motivée … Je sais juste que l’année passée, a été forte en sentiments de tous genre, qu’elle n’a pas forcement amenée son lot de meilleurs voeux, de santé et d’amour.

Alors, je ne vais pas vous souhaiter une bonne année 2012, non, je ne vais pas vous souhaiter amour, joie, amitié, la vie vous donnera ce qu’elle veut bien vous céder, je ne suis pas non plus ta mère, et ne vais pas te conseiller que le meilleur, je sais que mes conseils resteront enfouis dans un coin ankylosé de ton cerveau, et qu’il ne te serviront qu’à penser que tu as bonne conscience, et essayant d’y repenser de temps en temps.

Mais pour parler à nouveau de ma personne, dans ce blog totalement égoïste, je dois t’avouer qu’il n’y avait pas cette plénitude qui t’arrache à la réalité dans ce baiser, juste une technique bête et automatique. Et qui m’a laissé à en attendre plus, tout en ayant une réserve de ne plus jamais y céder sous pleine de manger mes larmes passées. Et ma peur des relations sociales refait surface en même temps que le complexe du lapin (post prochainement disponible), et je m’habitue petit à petit à n’aimer que mes ami(e)s (et pas forcément ceux que l’on croit, il faut le mériter, et je ne vous dirais jamais à quel point je vous aime, au point où j’en souffre dès que je vous vois (mais toi, là, tu peux d’hors et déjà oublier, je t’ai rayé de mes sentiments comme je raye le cochon de mon estomac))

J’aimerai bien changer de vie et devenir quelqu’un d’autre (encore et toujours le complexe du tapin lapin), après une marche de moins d’une heure et de réflexion philosophique et auto-centré, je peux vous assurer qu’il me faut encore un an pour m’analyser suffisamment (On me souffle à l’oreille que cinq mois seront suffisant) et repartir du bon coup de talons pour oublier toutes les contrariétés qui me font obstacle, et embrasser à perdre conscience du monde autour, et t’allonger sur le sol plein de souvenirs pour te faire l’amour tel un jour de soldes (avec énergie, envie, et sauvagerie) et c’est là que je me rends compte que je ne suis qu’une putain de fille avec des comparaisons aussi élevé que le QI de Loana . Alors en attendant, pitié, dégage.

Bref tout ça pour dire qu’entre malaise vagale, et amusements oculaire, je ne sais plus où je me situe, et attents patiemment que l’on me tente l’autre joue.

(et encore et toujours, ce post n’est valide que pour une période relativement courte le temps que j’attrape trois pokémon, et me remonte les pendules de mon subconscient bien trop lent pour la vie de parisienne que je vis.)


Rumor #12

J’avais envie de commencer ce nouvel article d’une façon différente, un peu comme dans les livres, un peu comme un murmure, pour y raconter comment il y a une semaine je me suis sentie bien, pas un peu faible ni même triste, non juste bien, était-ce par le fait que je retrouvais à mes côtés deux flamboyantes connaissance qui n’étaient pas réapparues depuis des cercles dans l’eau, où bien par l’élegance que je dégageais, perchée sur ma féminité voltigineuse, les jambes légères et plus découverte qu’un soir d’été, et le chemisier cintré pour souligner les années que mon visage me nie. Je ne sais trop, c’était juste une belle soirée pleine de souvenirs, de mots plein d’enthousiasme et de chaleur partagée, d’une ballade au bord de l’eau et de caresses frémissantes tout à fait innocentes.

Mais il me semble tout d’un coup, qu’une pincée de drame vienne à nouveau ternir les réminiscences d’un moment serein trop longtemps attendu. Sérieusement, people who do you think you fucking are ?

Que ce soit dans la rue anonyme, le métro fait de multiculturalisme ambiant, les musées assourdissant de déférence , les salles de cinéma claustrophobique, sur le coin d’un rêve trop longtemps retenu, les soirées rodéo-pyjama, sur un lieu de travail horripilant où au abords d’un café tiède, il n’y a jamais bon moment pour importuner son prochain, alors tes grands talons, tu fais demi-tour avec et tu files au loin, tes discours, tes insultes à peine voilées, tes moments de rage incontrollable, tes airs mesquins et méprisants, tes sentiments déplacés et cuisant et surtout ton jugement de petit garçon contrarié, tu peux t’en faire un miroir, que tu contemplera de toute ta hauteur et vivre seul comme un con avec, pour le reste de ta vie.

J’ai juste envie de crier très fort et de piétiner tous tes arguments trop faibles, trop petits et sans aucune âme. Mais c’est avec un petit pointe de sagesse que je me dis que ça n’en vaut pas la peine, je préfère encore te voir vivre dans une brume machiavélique où encore qui sait, des regrets à mon égard, que d’être au même niveau que toi, parce qu’on peut détruire une amitié, un amour, une personne, comme on peut prendre un train, sans arrière pensées.

Mais voilà qu’un  sourire fleurit à nouveau dans mes escapades parisiennes, je dédramatise mes humeurs électriques, saupoudre de paillettes mes yeux interminablement humide, et ressort toute ma garde robe trop longtemps jugée trop légère pour une vie de contrariété abyssale. Tu es prêt à sauter dans le courant des émotions contraires avec moi ? Car je le sais, je le sens, tu es là, tu attends juste le prochain entracte pour faire ton entrée. Ne vois tu pas comme je danse, chante et même frémis de te savoir si proche et pourtant encore dans l’ombre de ma vie. Mais ne t’en fais pas, je suis patiente, je ferais des jeux dans l’eau en t’attendant, et m’enflammerai de ce qui m’arrive pourvu que j’aie toujours ces bras amicaux qui s’empressent de me faire sentir aimé.